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- Je dépoussière les corps de chauffe tels que radiateurs et convecteurs, de manière à ne pas réduire le rendement d'émission de chaleur."

 

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Notre Jardin Potager

Un projet communautaire au cœur de Hamme-Mille

Le jardin potager de Hamme-Mille, situé sur un terrain communal au sein du quartier des rues Max Vander Linden et Condorcet, existe depuis le mois de mars. A l’initiative d’une citoyenne, Joëlle Antoine, un groupe de 5 personnes cultive un potager d’un peu plus de 100 m². Nous avons rencontré Isabelle Boudart, Joëlle Antoine et Marie Verschueren qui nous ont présenté ce beau projet. Propos recueillis par Olivier de Halleux, Responsable du Plan de Cohésion Sociale de la Commune de Beauvechain.

 

1. D’où vient l’idée d’un jardin potager ? Pour quelles raisons vouliez-vous tenter l’expérience ?

Joëlle (J.) : L’idée de départ était de rencontrer les voisins du quartier autour d’une activité commune. Personnellement, j’avais envie d’avoir une activité dans le domaine du jardinage mais je n’y connaissais rien et, d’une certaine manière, je souhaitais profiter de l’expérience et des conseils de mes voisins. J’avais également envie d’intégrer mes enfants dans ce projet. Je trouve en effet qu’il est intéressant pour eux d’être initier au jardinage puisque nous habitons dans un cadre rural le permettant. Par ailleurs, je souhaitais aussi alléger mes ordures ménagères par la mise en place d’un compost aux abords du potager.

2. Si je vous entends bien, il n’y avait pas, avant ce projet, une activité permettant aux habitants de se rencontrer et de se rassembler ?

J. : Je trouvais que les personnes ne se disaient pas facilement bonjour et il n’était pas évident d’établir un contact avec les voisins. Ça me questionnait beaucoup jusqu’à être parfois frustrée de cette situation. Donc oui le potager aide les habitants à plus se connaître.

3. L’idée du jardin-potager est une initiative personnelle, en l’occurrence la vôtre Joëlle, comment avez-vous invité les habitants du quartier à rejoindre le projet ?

J. : Je me suis posé beaucoup de questions. Fallait-il dans un premier temps contacter la Commune ? Ou d’abord constituer le groupe avec les voisins et ensuite nous présenter à la Commune ? Très naturellement, j’en ai parlé à mon voisin direct qui paraissait intéressé par le projet  avant d’en parler avec le mari de Marie puisque j’avais vu qu’ils avaient quelques bacs-potagers dans leur jardin. Il m’a alors dit que Marie adorait cultiver et jardiner. Par après, j’ai contacté la Commune et on m’a informé que la personne en charge de la cohésion sociale pourrait certainement nous aider et nous soutenir. Travaillant également dans le social, j’ai vu là une belle opportunité et nous nous sommes rapidement rencontrés pour discuter du projet.

4. Quel a été le soutien de la Commune ?

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J. : La Commune s’est montrée très ouverte au projet en signifiant qu’il était important de connaître le nombre de personnes intéressées par le potager. A ce moment-là, j’avais un premier «feu vert » de la Commune et également deux premiers contacts dans mon quartier. Je me suis organisée et j’ai réalisé un flyer que j’ai déposé dans les boîtes aux lettres. J’ai reçu très peu de réponse. Marie m’a répondu. La Grand-Mère de François, qui fait aussi partie du groupe, a écrit une superbe lettre. Elle disait qu’elle soutenait pleinement le projet mais qu’elle ne pouvait y participer vu son âge. C’était très motivant et encourageant de recevoir des messages positifs. Mais ayant peu de réponses, j’ai fait du porte-à-porte en donnant à nouveau le flyer. Cette démarche a permis d’avoir un échange avec les voisins. Beaucoup de personnes étaient enthousiastes. Quatre personnes étaient motivées et j’ai fait le bilan avec le responsable de la cohésion sociale afin d’organiser une première réunion. Celle-ci s’est tenue à mon domicile au mois de janvier dernier. Nous étions peu mais le projet démarrait. Nous nous sommes organisés malgré le peu de connaissances que nous avions dans le jardinage. Durant la réunion, nous avons eu aussi la chance de rencontrer l’échevine du Cadre de Vie et de la Citoyenneté qui a vite accroché au projet. On sentait que la Commune nous soutenait et la personne en charge de la cohésion sociale nous a suivi pour les démarches administratives. Enfin, les décisions finales ont été prises par les autorités communales et le prêt d’un terrain communal nous a été octroyé. Nous avons également reçu du matériel de jardinage ainsi qu’un abri pour l’entreposer. Tout s’est donc mis en route pas à pas et très naturellement.

Marie (M.) : C’est vraiment très bien d’être soutenu à un tel point par la Commune.

J. : On a reçu aussi le soutien d’autres habitants et intervenants de la Commune. Comme le SEL’Bonheur, le Système d’Echange Local de Beauvechain, qui nous a donné des copeaux de bois. Stéphan Versin, producteur bio de la Commune, nous a également donné des plants et, en échange, nous l’avons aidé à travailler sur ses parcelles. C’était un très chouette moment !

5. Vous semblez être des « amateurs » dans le travail du jardinage, comment procède-t-on lorsqu’on n’y connaît rien ou peu ?

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M. : Tout ce qui touche au jardinage et à l’écologie m’intéresse depuis longtemps. Ça me semblait évident qu’on travaille dans le sens d’un respect de la nature et de son processus. En tout cas pour moi. J’en ai parlé au groupe et nous nous sommes accordés sur le fait, par exemple, de ne pas avoir d’apports chimiques. Il est aussi important de cultiver en observant la nature et de s’en inspirer pour appliquer de nouvelles techniques d’agriculture plus respectueuse de l’environnement. Mais il faut retenir que nous avons de petits moyens et qu’on doit prendre notre temps, tout comme la nature.

J. : Marie fait aussi beaucoup de recherches sur internet et les partage avec le groupe. Ça nous permet d’apprendre pas mal de choses.

6. Comment partagez-vous ces recherches et vos idées en général ? Par quel canal ?

M. : Nous avons créé un groupe facebook « Notre Jardin Potager » sur lequel on partage plein d’articles et des vidéos.

J. : Ce support est très bien pour partager nos idées entre nous mais aussi avec les autres utilisateurs puisque le groupe est ouvert au public. Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à nous suivre !

 

7. Utilisez-vous les réseaux sociaux pour vous coordonner ? Plus globalement, comment s’organise votre groupe ?

M. : Non. Nous communiquons principalement par sms. Sur le terrain, chacun est libre. Parfois, lorsqu’on se croise, on se dit qu’on se verrait bien tel jour pour travailler dans le potager. Au commencement, durant le printemps, on arrivait plus à s’organiser que pendant les mois d’été où chacun part en vacances à des dates différentes. Mais il y avait toujours du passage, et ce, tous les jours car il fallait ramasser les récoltes.

8. Si je vous comprends bien, le projet semble rencontrer votre objectif premier que de rassembler les habitants du quartier autour d’un projet commun ?

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Isabelle (I.) : Oui tout à fait mais il serait bien qu’on soit encore plus et que d’autres personnes rejoignent notre projet.  Mais je pense que les choses bougent petit à petit. Une de mes voisines semble très intéressée car elle pose beaucoup de questions.

M. : Je rebondis sur ce qu’Isabelle dit. Beaucoup de passants qui se promènent posent énormément de questions et sont positivement intéressés. Dans le quartier, les enfants circulent autour du potager. Je n’hésite pas à partager la récolte et j’ai d’ailleurs reçu les remerciements d’une de mes voisines pour les quelques courgettes que j’ai données aux enfants qui jouent dans le quartier. C’est vraiment très agréable car les enfants et les parents étaient et sont très contents.

J. : Le potager permet d’établir un contact avec les enfants et donc de faire connaissance avec eux. C’est très important lorsqu’il faut leur rappeler les bonnes attitudes civiques à avoir dans le quartier.

9. Le projet se déroule bien. Mais avez-vous rencontré des difficultés ?

M. : Sur le plan technique, nos tomates et haricots ont un peu souffert. Comme nous n’avons pas encore de tuteurs ou des structures permettant aux plantes de grimper correctement, les plants ont par moment poussé à tout va.  Il nous manque encore du matériel pour rectifier ce genre de problème.

J. : Moi je trouve qu’on s’en est bien sorti avec le matériel que nous avions. Le manque d’expérience et de connaissances a aussi beaucoup joué. Pour les tomates, par exemple, il fallait retirer les « gourmands » (tiges secondaires d’un plant de tomates) mais nous ne le savions pas. Cette première récolte était très chouette !

M. : Oui c’est vrai. On ne fera jamais aussi bien que des professionnels. On fait avec la nature et le temps qu’on possède.

J. : Par ailleurs, sur le plan relationnel ou social, tout est parfait.

M. : J’ai tout de même un exemple précis qui n’est pas réellement négatif. Des enfants à vélo ont un jour cassé une série de nos ardoises que nous utilisons pour définir nos espèces de plantes. Des adultes les ont rapidement sommés d’arrêter et ils nous ont communiqué l’incident. Tout ça montre que les gens sont  aussi impliqués indirectement dans le projet.

10. Comment envisagez-vous la suite de votre projet ? Quelles sont les prochains défis ou les perspectives ?

I. : S’agrandir ! Accueillir plus de monde et avoir plus de terrain.

J. : Par rapport à l’aspect collectif et communautaire du potager, il serait intéressant de voir si les personnes sont plus intéressées par des parcelles individuelles (collectif) ou par un potager en partage total (communautaire) comme maintenant.

I. : Nous souhaiterions aussi réaliser une parcelle dédiée aux enfants où ils peuvent expérimenter. Ce serait bien d’avoir une parcelle pédagogique et didactique. Beaucoup de projets nous attendent encore !

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