Rue Bogaerts
Rue Bogaerts - Tienne Baloute
L’Atlas des Chemins de 1842 nomme le chemin n° 12 « allant de la maison Nicolas Boogars au ruisseau mitoyen » séparant les hameaux de M’lin et du Culot de Tourinnes.
La maison Boogaerts porte le n° 142. Elle est en fait située sur l’ancienne voie « venant de Hamme et allant au Bultot » qui s’appelle aujourd’hui Rue Jules Coisman.
La famille Boogars (graphie de l’époque) occupe cette ferme depuis la moitié du 18ème siècle. En 1852, elle passera par mariage à la famille « Tëk » Goffin.
L’Atlas a probablement retenu cette maison parce que le chemin Boogars se prolonge le long de la ferme par un sentier dit « sentier Bougars » ou « Piçinte Boogars ». Elle permettait aux riverains de se rendre aux champs, voire en forêt de Merdael.
La maison n° 18 est à l’origine de l’appellation wallonne actuelle du chemin : Lë Tiène Baloute.
En 1842, elle était la propriété « de la veuve Jean-Baptiste Baeb, journalière à M’lin ».
La légende dit que « Lë Baloute » y habita.
« One Baloute », dans le wallon de la vallée de la Néthen, c’est un hanneton mais, en fait ici, le terme prend une toute autre signification.
Le vieux « Baloute » s’appelait Meurisse et jouait merveilleusement à la balle-pelote, sport très prisé dans la vallée, puisque chaque village comptait une ou plusieurs équipes de balle.
Ce joueur phénoménal avait la faculté de « livrer » ou de « recasser » la balle outre le camp adverse et de remporter le « quinze ».
Le Tienne wallon est la montée française. Le Tienne « Baloute » était donc la rue de celui qui mettait la balle outre, « kë tapéve lë bale oute ».

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