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Le Plan Maya à Beauvechain

Vous avez sans doute tous remarqué le logo qui orne les entrées de villages à Beauvechain. Il fait référence au célèbre dessin animé "Maya l'abeille" des décennies 1970-80.

Dans cette histoire écrite pour les enfants, on voit évoluer Maya l'abeille au milieu de ses amis Willy l'abeille, Flip la sauterelle et d'autres invertébrés : fourmis, pucerons, araignées, scarabées… Cette émission pour enfants expliquait le monde microscopique des invertébrés, ses intérêts et ses dangers.

Malheureusement, en Wallonie, l'abeille domestique, dont l'immunité semble affectée, subit une régression inquiétante; les ruchers dépérissent.
 
A côté de l’abeille domestique bien connue, ce sont près de 350 espèces d'abeilles sauvages et bourdons qui, en Wallonie, butinent les fleurs, participant ainsi à la pollinisation des végétaux.
 
La diminution des ressources alimentaires est inquiétante. Les abeilles ont en effet besoin de pollen, unique source de protéines, en quantité, en diversité et en qualité. Aussi est-il impératif de reconstituer dans nos paysages des espaces riches en plantes mellifères et dénués, autant que possible, de pesticides.
 
Depuis 2011, le Plan Maya permet d’œuvrer quotidiennement en faveur des abeilles en développant un environnement accueillant pour elles. Pour cela 5 points sont essentiels :
 
  1. L’alimentation des abeilles.

Le pollen est l’unique source de protéines des abeilles. Elles ont donc besoin de divers pollens de qualité en quantité suffisante. Il est impératif de reconstituer des espaces riches en plantes mellifères et dénués d’utilisation de pesticides. Afin de répondre à ce dernier objectif, nous élaborons un nouveau plan de gestion différenciée des espaces verts grâce au travail de fin d’études d’une bachelière en agronomie section technique et gestion horticole, aménagement & entreprises de parcs et jardins.

   2. Le fauchage tardif.

Le fauchage tardif est un outil simple et efficace pour favoriser la biodiversité ! En fonction des relevés botaniques et faunistiques, en collaboration avec la cellule Fauchage tardif du Service Public de Wallonie, à Beauvechain nous faisons du fauchage tardif différencié :
 
  • le fauchage tardif précoce : sur certains tronçons, un fauchage a lieu au printemps afin de diminuer la hauteur des herbes qui empêchent les fleurs mellifères de s’exprimer. C’est ce qu’on appelle des terres riches en matières nutritives,
  • le fauchage tardif traditionnel : les zones sont fauchées après le 1er août de chaque année,
  • le fauchage très tardif : il s’agit principalement de talus dont le sol est pauvre et où se développent principalement des petites plantes à fleurs. Ces endroits ne sont fauchés que tous les 2-3 ans dont le seul but est de limiter l’envahissement des voies de circulation.
    3. La recherche.
 
Les apiculteurs sont confrontés à des mortalités d’abeilles inexpliquées. La Wallonie soutient donc la recherche sur les maladies et les virus dont les abeilles peuvent être victimes mais également au sujet des contaminations suite à l’utilisation de pesticides.
 
   4. Le soutien aux jeunes apiculteurs.
 
Chaque année, près de 500 nouveaux apiculteurs sont formés aux techniques apicoles au sein de ruchers écoles ou via le CARI (Centre Apicole de Recherche et d’Informations). Ces apiculteurs en herbe peuvent recevoir au terme de leur formation une ruche et une reine. A Beauvechain, Grâce à un groupe de travail actif composé d’apiculteurs locaux et de partenaires du PCDN, nous avons identifié les besoins du monde apicole et nous sommes en train d’élaborer une miellerie* didactique communale.
 
   5. Les communes, provinces et jardins Maya.
 
Dès 2011, les communes Maya se sont engagées à réaliser des aménagements propices au bien-être et au développement des insectes pollinisateurs. En 2012, le Plan Maya a été élargi aux provinces wallonnes. En 2013, ce sont les particuliers qui emboîtent le pas en créant leurs propres jardins Maya. Tous les acteurs Maya accordent une place importante à la flore et à la faune. A cette fin, ils s’abstiennent de recourir aux pesticides et autres produits nocifs ! Ainsi, la commune tient à montrer l’exemple en arrivant à « zéro » pesticide. Pour une gestion durable de notre cadre de vie, cette décision implique une nouvelle façon de gérer les espaces verts aussi bien qu’une tolérance à la « mauvaise herbe » entre les dalles du trottoir ou dans les espaces comme les cimetières.
 
Et moi ?
Plusieurs actions peuvent être mises en place par le particulier. La première, la plus essentielle est la réduction des pesticides en utilisant des solutions alternatives. Ensuite en fonction de vos besoins, vous pourrez construire un nichoir à insectes, choisir pour votre haie des espèces d’arbustes de chez nous, semer ou planter des espèces mellifères, et bien d’autres conseils en fonction de votre jardin, balcon ou espace !
Le service Environnement est à votre disposition pour vous aider dans votre démarche.